Retour sur la rencontre Sciences Po / SUD OUEST : Serge KLARSFELD

Recontres Sciences PO / SUD OUEST : Serge KLARSFELDUne brève présentation de l’invité est faite. Né en 1935 à Bucarest, Serge KLARSFELD est un écrivain, historien et avocat de la cause des déportés juifs en France. Avec son épouse, il a mené une action militante pour la reconnaissance de la Shoah, de la responsabilité des hommes et des Etats dans sa mise en œuvre des droits des survivants et de leurs descendants.

Après cette présentation, on en vient au jeu des questions/réponses.

La première partie aborde ses expériences personnelles.

Sa formation et ses connaissances lui ont été nécessaires pour mener à bien son combat pour mettre les criminels de guerre face à la Justice. De même sa famille a toujours été un soutien dans ce combat, en particulier sa femme Beate KLARSFELD qui a joué un rôle important notamment grâce à sa présence sur le terrain ayant permis de mettre Klaus BARBIE face à la justice. Aujourd’hui encore, ses enfants mènent leurs combats à leur façon et certains d’entre eux sont même sous surveillance policière actuellement. L’écrivain explique alors les dangers et que comportaient cette lutte. En effet, il a dû faire face, en 1979, à une tentative d’assassinat par colis piégé mais qui par miracle n‘a pas abouti.

La deuxième partie du débat est consacrée aux causes et procès qui auront marqué sa vie et sa carrière.

Serge KLARSFELD nous parle tout d’abord de son combat, surtout celui en faveur des enfants avec l’affaire des enfants d’Izieu, et de l’association qu’il a constitué « Fils et filles des juifs de France ».
Le débat se concentre alors sur 2 procès retentissants qui auront marqué sa carrière : celui de Klaus BARBIE et celui de Maurice PAPON.

En dernière partie, les questions se tournent vers l’actualité de l’invité.

Serge KLARSFELD répond qu’il reste encore des plaques commémoratives à poser, des ouvrages à écrire et un devoir de  mémoire à gérer.

La dernière question portait sur son attachement à l’Etat d’Israël. Il explique que si l’Etat d’Israël avait existé avant la guerre, il n’y aurait peut être pas eu la Shoah. Cependant, aujourd’hui ce n’est encore qu’un petit pays avec peu de moyens. Il faudra une entente entre les pays du Moyen-Orient et une reconnaissance mutuelle pour aboutir à quelque chose de durable.

Enfin pour clore le débat, Bernadette DUBOURG demande à Serge KLARSFELD quel message aimerait-il faire passer à la jeunesse, et aux étudiants présents ce soir.
Le célèbre avocat termine donc sur un message positif :

Nous avons la chance de vivre et de profiter d’une longue période de paix offerte au monde occidental. De ce fait les pays sont libres et les possibilités pour la jeunesse sont infinies. A elle, désormais d’en profiter.