Retour sur la 31ème édition des rencontres Sciences Po/SUD OUEST

Invité d’honneur : Heinz WISMANN, philosophe et philologue franco-allemand

Animation : Christophe LUCET, éditorialiste de SUD OUEST et de 3 étudiants de Sciences Po Anna ARUTUNIAN, Théo TOURNEMILLE et Pauline LEVY.

31ème édition des rencontres Sciences Po/SUD OUESTFilmé et retransmis sur le grand écran du cinéma Jean Eustache à Pessac, on peut voir que le débat qui aura pour thématique les relations franco-allemandes (en lien avec le Festival sur l’Allemagne) attire le public. En effet, pour cette 31ème édition des rencontres Sciences Po/SUD OUEST, la salle est pleine… beaucoup de personnes se sont déplacées (jeunes, moins jeunes, étudiants) pour assister au débat.
L’animateur détaille le programme de la rencontre après une présentation de Heinz WISMANN. Philosophe et philologue , il est reconnu pour ses nombreuses réflexions sur les relations franco-allemandes et surtout pour sa théorie de la « pensée réflexible ». Né à Berlin en 1935, il  a grandi dans une l’Allemagne détruite de l’après-guerre. C’est à 20 ans qu’il arrive en France, à Lille, suite à l’obtention d’une bourse d’étude.

Le débat sera réparti en 3 séries de questions posées par les 3 étudiants.

La 1ère série de questions traite du philosophe et de son histoire mais aussi des personnes qui ont marqué sa vie. Heinz WISMANN nous explique ainsi comment sa théorie de « parler entre les langues » a commencé à prendre forme.
Ensuite sont abordées les relations franco-allemandes et notamment l’intérêt des uns pour les autres, base de la théorie « d’identité réflexible ». Il nous explique alors le rôle qu’ont joué le protestantisme et la contre-réforme au sein des mentalités allemandes.

La 2ème série de questions de questions approfondit la thématique des relations franco-allemandes, notamment les préjugés et idées reçues sur les Allemands, mais également l’intérêt de ces derniers pour les Français.

La 3ème et dernière série de questions porte sur la place de la politique. Les Allemands et les Français ont une vision différente de la place et du rôle de la politique. Cela s’explique par la différence des républiques et des politiques de ces deux pays. Cette différence d’opinion peut-elle constituer un frein à l’avenir de l’Europe ? Oui, selon Heinz WISMANN.
Cette question ramène alors à la notion d’euroscepticisme. Les Français, comme les Allemands, restent dubitatifs quant à l’avenir de l’Europe mais pour des raisons différentes. En effet, les Allemands estiment que leurs voisins ne sont pas près alors que les Français refusent de prendre le modèle allemand comme futur de l’Europe.
Selon Heinz WISMANN, si l’Europe doit un jour se réaliser, il faudra que ce soit une Europe fédérale aménagée qui ne soit pas identique au modèle allemand.