Interview de Jean Petaux

Jean Petaux, Chargé de mission Communication, relations extérieures, relations institutionnelles – Sciences Po

Jean Petaux

Jean Petaux

1)   Avant d’aborder le sujet d’ALIMSO, pourriez-vous nous parler de votre entreprise ?

– Son activité : Établissement public d’Enseignement Supérieur et de Recherche
– Nombre de salariés : Environ 100 administratifs et 100 enseignants et chercheurs permanents

Jean Petaux : Sciences Po Bordeaux est un des neufs Instituts d’Études Politiques en France. Il est associé à l’Université de Bordeaux par convention. C’est une grande école qui compte près de 10.000 diplômés depuis sa création en 1948. Il est considéré comme le premier Sciences Po en province aussi bien par le nombre de ses étudiants inscrits en formation (près de 2.000 dont plus de 300 étrangers) que par le niveau de placement de ses anciens élèves. L’établissement délivre le diplôme de Sciences Po Bordeaux qui confère le grade de master (Bac+5) et dispose par ailleurs de deux centres de recherche très prestigieux : l’un sur l’analyse politique comparée, l’autre sur les « Afriques dans le monde ». Son directeur est le seul professeur de science politique français membre du bureau de l’association internationale de science politique qui est l’association mondiale reconnue par l’UNESCO en science politique.

2)   Ensuite, pouvez-vous nous dire comment vous avez connu ALIMSO ?

Jean Petaux : Sollicité pour être, à titre personnel et individuel, membre fondateur d’ALIMSO, le directeur de la Communication, des Relations extérieures et institutionnelles de Sciences Po Bordeaux a proposé, après avis favorable du directeur de l’établissement, Vincent Hoffmann-Martinot, de faire adhérer Sciences Po Bordeaux en tant que personnalité morale à ALIMSO. L’établissement a ainsi été la première institution à rejoindre ALIMSO.

3)   Depuis combien de temps avez-vous rejoint l’association ?

Jean Petaux : Depuis Juillet 2013

4)   Qu’est-ce qui vous a poussé à rejoindre ALIMSO ?

Jean Petaux : Sciences Po Bordeaux a créé en 1988 les « Rencontres Sciences Po / SUD OUEST » avec le grand quotidien d’information régional. Elles constituent un véritable trésor d’échanges et de débats entre des personnalités de tous horizons et des « jurys » d’étudiants. Les « Rencontres » sont devenues un véritable rendez-vous connu et partagé de tous les lecteurs de SUD OUEST. Il était normal que Sciences Po Bordeaux rejoigne l’association des amis du groupe de presse et du journal plus précisément, quelle que soit sa forme (print ou web…).

5)   Selon vous, qu’est-ce qu’ALIMSO peut vous apporter ?

Jean Petaux : Lorsque nous nous engageons dans un partenariat nous appliquons la maxime de John F. Kennedy : « Ne te demande pas ce que l’on peut t’apporter, mais demande toi ce que tu peux apporter aux autres »…

6)   Qu’attendez-vous du journal SUD OUEST ?

Jean Petaux : Le maintien de sa ligne éditoriale de grande qualité. Le souci de privilégier les faits et la démarche qui est la sienne : être un journal citoyen ancré dans un territoire, héritier d’une histoire et résolument tourné vers l’avenir.

7)   Nous avons constaté que depuis quelques temps le quotidien SUD OUEST entame une grande mutation notamment due à l’avènement de nouveaux moyens d’information (réseaux sociaux, internet, etc.).
Que peut vous apporter SUD OUEST avec cette nouvelle façon de communiquer ?

Jean Petaux : Être plus près de nos étudiants que nous encourageons résolument à « manger sud-ouest », à lire dans et du SUD OUEST ! L’importance des nouveaux supports, plus proches des modes de lecture contemporains pour les plus jeunes, est essentielle.

8)   Êtes-vous attaché à la version papier ? Comment voyez-vous son évolution ?

Jean Petaux : Nous avons une impressionnante collection de SUD OUEST en édition papier dans notre bibliothèque. Ainsi que des dossiers de presse thématisés, réalisés depuis plus de 50 ans, à partir de SUD OUEST. C’est dire l’attachement que nous avons au papier. Mais pour autant la dimension numérique de l’information est désormais essentielle voire indispensable, ne serait-ce que pour la recherche des données justement. Nous sommes de très chauds partisans, à Sciences Po Bordeaux, de la numérisation complète de toutes les éditions du journal, depuis l’origine. Vous imaginez la qualité des archives ainsi constituée ?

9)   Êtes-vous satisfait des actions et idées proposées et réalisées par ALIMSO jusque-là ?

Jean Petaux : Comme nous sommes partenaires d’ALIMSO pour de nombreuses opérations vous pensez bien que nous sommes tout à fait satisfaits des actions menées par cette association dont il faut réellement encourager le développement. Nous voudrions que les plus grandes institutions et les entreprises les plus importantes de la grande région du sud-ouest (la future grande région administrative au passage…) prennent la mesure de l’opportunité que représente un journal comme SUD OUEST. Il suffit de regarder ailleurs, dans d’autres parties de la France, pour se rendre compte que la presse qui est diffusée localement n’est vraiment pas toujours de la qualité de notre quotidien régional.

10)     Enfin, vous en tant qu’adhérent mais également partenaire, souhaitez-vous qu’ALIMSO entame des actions particulières, comme des rencontres réservées aux partenaires, ou d’autres encore ? Pour résumé, avez-vous des attentes spécifiques de la part de l’association ?

Jean Petaux : Plus de présence dans tous les lieux de la zone de diffusion. Faire en sorte que les lecteurs de SUD OUEST comprennent mieux comment se fait leur support d’information régional et soient en mesure de le défendre, pour ses valeurs et son rôle dans le bon fonctionnement de notre démocratie.